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Protocole AO à la signature

Louis Klée, via la liste d'information du consortium Couperin, nous apprend que le protocole d'accord inter-établissements sur l'archivage ouvert négocié cet automne serait à la signature. Le texte du protocole est joint au message.

Mise à jour: le texte du protocole est mis en ligne sur le site du consortium.

Les partenaires (CEMAGREF, CIRAD, CNRS, CPU, INRA, INRIA, INSERM, Institut PASTEUR, IRD, Conférence des Grandes Ecoles) représentent l'essentiel des acteurs de la recherche française, y compris les universités.

Son objet:  "définir les modalités d’une démarche coordonnée de l’archivage ouvert, notamment par le développement en commun et le co-pilotage d'une plate-forme partagée pour le dépôt des pré- et post-publications."

Soit d'une part désigner une plate-forme de référence (sans doute HAL) et d'autre part intégrer dans le pilotage de la plate-forme l'articulation aux systèmes d'information des établissements.

Le protocole met en place deux comités:

  • un comité stratégique, plus politique, où le CNRS sera représenté par son directeur général et par le président du nouveau CPAO,
  • un comité scientifique et technique chargé d'instruire les actions concrètes.

En annexe est jointe une liste d'actions pouvant être entreprises. Cette liste, même si elle n'est qu'indicative, permet de se faire une idée des enjeux de cet accord:

  • sensibilisation des communautés scientifiques
  • nommage des établissements et de leurs composantes
  • nomenclature des disciplines
  • définition du cœur de méta données
  • articulations systèmes locaux (y compris archives locales)  / plate-forme partagée, échanges de données
  • archivage pérenne avec définition d'une collaboration avec le Cines et l'Abes à ce sujet
  • définition des procédures de travail et des complémentarités de compétence, en particulier au sein des établissements
  • définition des besoins en terme d'assistance aux déposants, en particulier expertise juridique

En somme, le protocole d'accord permet à nos établissements (à nos universités) d'intégrer l'archivage ouvert sur la plate forme nationale à condition de s'en donner les moyens et termes de mobilisation locale et de traitement des méta données. La voie est ouverte pour la constitution d'archives institutionnelles virtuelles (ou miroir).

Depuis son annonce en septembre dernier, l'accord projeté a suscité l'intérêt de Stevan Harnad, plus conscient apparemment que la plupart des acteurs français de l'ampleur de l'enjeu ("If it succeeds, it will be an enormous coup for France, and a terrific direction-setter for the rest of the world"). Bien sûr, SH est plus attentif au côté "outil unique, centralisation", conformément à l'idée commune des institutions françaises. Les conditions concrètes de l'application du protocole d'accord montreront si cette idée est ou non caricaturale!

MR

PS. à remarquer, pour les urfist,  le premier item de la liste des actions.

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Voici les sites qui parlent de Protocole AO à la signature:

Commentaires

Bonjour,

>PS. à remarquer, pour les urfist, le premier item de la liste des actions.
>sensibilisation des communautés scientifiques

Cette sensibilisation peut à mon avis se découper en 3 parties :
- convaincre la communautés scientifiques des atouts du dépôt
en présentant l'ensemble des points positifs d'une telle démarche.

- immédiatement après aborder l'aspect juridique :
quels sont les droits (et les limites) du chercheur vis à vis de ses textes
(l'ignorance est grande dans ce domaine)

- ensuite, et ensuite seulement, aborder le dépôt lui même, avec ses impératifs
(déclaration correcte des affiliations !, DOI etc …)
et ses implications concrètes et techniques : comment on dépose un pré article qui n'est pas mis en page ?
(texte d'un coté, images très lourdes d'un autres, légendes ou notes dans un troisième)

Mais surtout, je crois qu'il faudrait aussi penser à un mode de "formation" et plutôt d'information,
beaucoup plus souple.
Certaines universités n'ont pas d'urfist à demeure, et aucun chercheur ne fera 2h de transport pour aller suivre une formation pour un outil alors qu'il n'est pas (encore) absolument convaincu de son utilité pour lui même.

J'imagine plutôt, pour toucher ce public, des petits modules, assez courts, sous forme de fichiers télédéchargeables (fichier flash, ou podcast etc …) que chacun pourra lire, regarder ou écouter où et quand il le voudra, sans avoir a quitter son cher labo.

Charge à nous dans nos universités, auprès de "nos" chercheurs, de faire la publicité pour ces "formations".

Cordialement

Oui pour les "petits modules, assez courts, sous forme de fichiers télédéchargeables (fichier flash, ou podcast etc …)" nous avons effectivement envisagé cette solution... mais il me semble qu'un cours en présentiel est aussi important notamment quant il s'agit se sensibilisation. Concernant L'urfist Paca-c, nous réalisons déjà ce type de formation dans les universités de notre périmètre régional.

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