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« Toute l'Europe | Accueil | Podcast : Véronique Mesguich à propos de "Net recherche" »

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COUTURIER

L’acquisition tout au long du cursus d’études par les élèves et les étudiants d’une «culture de l’information» est d’une ampleur importante, et doit même se poursuivre au niveau de l’adulte.
«Faire reconnaître les enjeux» Oui mais préciser quels sont ces enjeux ?
«L’information surabondante est accessible ou produite grâce à des outils technologiques de plus en plus diversifiés et évolutifs» Savoir qu’elle est abondante est une chose la décrypter en est une autre !
La formation des élèves passe avant tout par une formation qualitative de leurs apprenants non ?
Des approches méthodologiques d’accord mais surtout réflexives par rapport à ce que l’on peut lire et comprendre.
Les enseignements traditionnels devraient inclure cette approche, de nombreux enseignants en comprennent la nécessité mais ne se lancent pas toujours il serait important d’en connaître les raisons.
Il faut dépasser le niveau des savoirs procéduraux, voire instrumentaux et avoir pour but de valoriser la compréhension du monde qui nous entoure.
Entièrement d’accord pour penser Culture de l’information, mais il faut essayer de la maîtriser un maximum à son petit niveau et pouvoir exercer une critique constructive.
A mon avis on ne produit aucun savoir il faut savoir rester humble et prendre la dimension éthique de toute chose par rapport à une globalisation du savoir et de la culture qui va toujours dans le sens du mieux être des personnes et d’une prise en compte du respect de l’environnement. Le droit est une chose le respect de celui ci en est une autre qu’il est nécessaire de faire appliquer à tous les niveaux
Je ne pense pas que les outils soient restrictifs ; c’est à chacun de composer avec le maximum d’entre eux.
Nous devons inciter nos élèves à être des acteurs conscients et contrôler comment ils se meuvent dans l’environnement informationnel pour les aider, sans les diriger, ni les manipuler, mais pour leur faire prendre conscience de leur propre responsabilité et leur ouvrir une meilleure compréhension des choses.
On doit prendre en compte leurs pratiques pour pouvoir les analyser. Les acteurs de leur apprentissage devraient avoir une cohésion dans leur démarche pédagogique.
Ce n’est pas du tout utopique c’est à chacun de s’y atteler !
Bernadette COUTURIER

Laure Endrizzi

En complément à ces réflexions, je vous signale la parution de la dernière lettre de la veille scientifique et technologique de l'INRP sur le thème de l'EDUCATION A L'INFORMATION :
Il s'agit d'une synthèse de quelques recherches internationales récentes qui nous ont semblé apporter un éclairage intéressant sur les évolutions conceptuelles de l'information literacy et ses mises en pédagogie dans le contexte de l'enseignement scolaire ; avec un focus particulier sur les collaborations enseignants-bibliothécaires et le rôle des bibliothèques scolaires.
La lettre est consultable en html et téléchargeable en PDF :
http://www.inrp.fr/vst/LettreVST/avril2006.htm

TASTET MARYVONNE

A propos de ,
F.Chapron, [2006], Culture et maîtrise de l’information mai 2006. [En ligne]. Adresse URL : http://urfistinfo.blogs.com/urfist_info/2006/05/culture_et_matr.html


F.Chapron rappelle les réflexions qui ont suivi la tenue des Assises de l’éducation à l’information en 2003, face à un constat de résultats mitigés : un petit nombre se professeurs et d’élèves accède à un usage raisonné et autonome du CDI, et les documentalistes convaincus, ou pionniers restent sur leur désillusion… le CDI ne remplit pas sa mission pour tous.
Des pages lues récemment ne viendraient qu’illustrer ce que nous savons tous…La première concerne une expérience d’élève ,-Buffard, A., « Vous avez dit « Génération multimédia » ? [Entretien avec une ancienne élève], 1999 [En ligne]. Adresse URL : http://datice.ac-nantes.fr/web/article.php3?id_article=31 - la deuxième une expérience d’étudiant (avec une différence, l’étudiant (e) va plus loin dans sa réflexion): ROUANET, Flavie, « Itinéraire d’une étudiante en bibliothèque », BBF, 2006, n° 2, p. 42-46 - [en ligne] Consulté le 21 mai 2006

- La question du « bricolage » ….dans mon expérience cela a été en effet… Mais qui a pu me former à quelques moyens pédagogiques autres ? Ou alors c’était des stages dont je n’ai gardé aucun souvenir ? Les stages ont été des stages techniques (jadis audio-visuel, puis informatique), les rencontres entre collègues peu étoffées sinon des récits de difficultés de chacun et du côté de l’association Fadben une envolée d’idées qui ont fait leur chemin « idéel » mais peu « réel », sur ce point de la pédagogie documentaire (sauf dans des établissements pilotes ou dans les formations IUFM) ….Enfin les professeurs n’en ont rien à faire ….jusqu’à 2000, début des années TPE-PPCP et autres, peut-être et exceptés les travaux des élèves de classes prépa …
Dans la formation des documentalistes comment cette question est-elle présentée ? Et dans la formation des professeurs ?
Voilà une entrée en matière un peu vive pour un échange sur un texte qui offre une occasion de découvrir une réflexion et une invitation à une nouvelle lecture signalée par F Chapron ( livre de B.Januals, 2003, dont on aurait aimé lire les références complètes ), et à connaître les échos des groupes de documentalistes au travail en France …

Pour ma part, j’apprécie le choix de l’expression « culture de l’information », se rapportant à différentes matières enseignées ou informationnelle,
- ce n’est pas une spécialité réservée du documentaliste – mais c’est une part du fondement de son métier,
- chaque professeur participe à sa manière une culture de l’information quand cela est opportun (culture de l’information artistique, scientifique…). A part des exceptions comme GOFFARD, M., Les activités documentaires en physique et en chimie, Paris, A.Colin, 1998 - (peut-être d’autres que je ne connais pas), le professeur ne va pas très loin dans cette voie (sauf avec les dispositifs ECJS et PPCP en lycée professionnel, ou ailleurs ? peut-être dans des classes à orientation Sciences économiques et sociales, ou sciences de la vie et de la terre)
- dans le cadre de la politique documentaire cette dimension, de culture de l’information peut apparaître et à cette occasion le moment semblera-t-il opportun aux documentalistes pour présenter un programme, un « plan » ou un référentiel des notions et concepts adapté. Comme le travaillent P.Duplessis et d’autres, le concept de fiabilité des sources, de l’auteur de la citation, la notion de plagiat, de citation des références du document, non seulement est obligatoire mais encore participe de la connaissance que l’on cherche à faire acquérir que désigne F.Chapron dans sa phrase « privilégier des phénomènes de connaissance et de réflexion sur les mécanismes de production, traitement, mise à disposition et circulation des informations de tous types et de toute nature dans la société et les enjeux politiques, culturelles, économiques et civiques dont ils sont porteurs » (p.3).

Concrètement si j’étais encore en service, je proposerai soit dans le cadre des travaux devenus habituels de recherche documentaire, soit parce que le CA l’aura entériné, soit au coup par coup, une fiche élaborée en collaboration ou non avec le professeur, tout dépend des personnes et des moments, (eh ! oui, il faut compter avec l’hétérogénéité des situations) et je l’évaluerai. Les collègues professeurs seront-ils accessibles pour autant ? Convaincus de l’intérêt ?
Il faut de la patience et du temps au documentaliste pour les convaincre, et aux professeurs pour changer leurs représentations. Et sur ce point je resterai critique sur les envolées des bienfaits de la société à tendance démocratique, qui nous emmènent loin des questions de terrain, lequel nous rattrape toujours plus vite que les idées. Dans ce texte les professeurs sont quasi oubliés. F.Chapron pense aux élèves, mais le travail envers les élèves n’est réalisable, démocratiquement c'est-à-dire pour que chacun en bénéficie que si le documentaliste peut leur délivrer une « formation ». Cette formation équitable et égalitariste, se déroule sur un temps, dans une durée et avec des étapes. Trois rapports au temps sont nécessaires : le temps de l’emploi du temps, synonyme de programme, et de temps personnel, le temps de la formation qui doit avoir une durée fixée et prévue, et le temps de la maturation qui agit au fur et à mesure du déroulement des étapes de l’apprentissage . Ces trois composantes du temps sont valables dans la relation du documentaliste avec le professeur et inversement du professeur avec le documentaliste : faire jouer le temps du programme en proposant qu’il se déroule au CDI à certains moments, préparer la séance en collaboration ou ensuite seul, prendre le temps de s’écouter documentaliste et professeur, et attendre et atteindre une maturation pour se lancer quand tout le monde a compris ! Dans le cas de la recherche documentaire ou de la recherche d'information directement dans la classe avec Internet, évidemment, le documentaliste ne paraît plus ! S’il pratique ponctuellement cette éducation à la culture de l’information auprès des élèves autonomes, il ne peut le faire « démocratiquement » que devant un groupe, une classe, donc par l’intermédiaire du projet du ou des professeurs (lequel (s) ?), ou dans un projet commun. Est-ce si courant ? On le dit, on en parle, mais le fait-on ? Et comment ? Ce serait bien en effet, autrement plus créatif, que dans des compromis acceptés pour consoler les documentalistes progressistes de la didactisation de l’information et de la documentation.
Merci Françoise, pour ce texte et les échanges qu’il entraînera …


genest-morin claire

Le type de discours?
Le lieu ou le contexte de sa publication?
Les prémisses sous-entendues?
Les traces du discours dominant?
Le rapport technologie-société?

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