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Enquête sur les pratiques informationnelles des doctorants

Nous en avions parlé ici-même dans un récent billet consacré à l'enquête belge sur les primo-arrivants : les résultats de l'enquête menée auprès des doctorants de Bretagne sur leurs pratiques informationnelles et leurs besoins de formation à la maîtrise de l'information scientifique sont accessibles sur le site de l'URFIST de Rennes. Vous y trouverez :
- une brève présentation de l'enquête
- le questionnaire
- la synthèse des résultats
- le diaporama de présentation utilisé par Ottilia Henriet, du SCD de l'UBO, lors des dernières Rencontres FORMIST.

Voici déjà quelques uns des principaux résultats de cette enquête, qui a touché presque un quart des doctorants de Bretagne, de toutes disciplines.

  • Ressources documentaires les plus utilisées :
    • 96 % utilisent les moteurs de recherche
    • 65 % : le catalogue de la bibliothèque
    • 55 % : la documentation du laboratoire
    • 53 % : les portails spécialisés

  • Ressources documentaires rarement ou jamais utilisées :
    • 94 % n’utilisent jamais ou rarement les blogs
    • 88 % : les bases de données brevets
    • 77 % : les archives ouvertes (HAL…)
    • 74 % : les catalogues étrangers
    • 71 % : le catalogue SUDOC
    • 62 % : les bases de données (Medline, Francis, Pascal…)
  • Utilisation des moteurs de recherche :
    • Les deux moteurs de recherche les plus utilisés : Google : 85 % ; Google Scholar : 37 %
    • 60 % ne connaissent pas les métamoteurs et 5% seulement les utilisent.
    • 46 % ne connaissent pas les moteurs de recherche spécialisés dans leur discipline et 20 % seulement les utilisent.
  • Outils avancés de recherche et de traitement de l’information :
    • 98 % ne connaissent pas ou n’utilisent pas les moissonneurs OAI
    • 97 % : les plate formes de partage de signets
    • 92 % : les outils de cartographie de l’information (mind mapping)
    • 63 % : les outils de veille (alertes, RSS…)

    •  
  • Connaissance des circuits de l’information scientifique :
    • 53 % connaissent la notion de facteur d’impact

  • Outils et modalités de rédaction et de diffusion de la thèse et des publications scientifiques :
    • 83 % ne connaissent pas les modalités de publication électronique de la thèse
    • 82 % ne savent pas déposer un document dans une archive ouverte
    • 82 % n’utilisent pas ou ne connaissent pas les feuilles de style
    • 79 % n’utilisent pas ou ne connaissent pas le guide de rédaction des thèses
    • 65 % n’utilisent pas les logiciels de gestion bibliographique
    • 51 % ne connaissent pas les règles de la propriété intellectuelle

AS

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Voici les sites qui parlent de Enquête sur les pratiques informationnelles des doctorants :

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Bonjour,
j'ai envie d'être cynique et inutile:
combien de docteurs (même en informatique) savent utiliser les feuilles de style? ;-)
Plus sérieusement, je trouve cette enquête intéressante.
Elle montre le manque de formation fournie aux doctorants (et aussi aux étudiants) sur les technologies de l'information, point que je pense crucial de nos jours.
Nous ne pouvons plus se contenter d'être spécialiste dans un domaine particulier mais devons absolument élargir notre champ de connaissance.
Je n'ai pas été jusqu'au doctorat mais ce qui ressort de cette enquête est que la plupart des doctorants n'utilisent quasiment que Google ET des sites de type del.icio.us.
Ne serait-il peut-être pas intéressant alors de fournir aux nouveaux arrivant les ressources de base pour tous scientifiques qui se respectent?
Certaines entreprises glissent à leurs jeunes recrues une liste de site pouvant être consultés (marques-pages dans le navigateur, etc), de manière à monter en compétence et bien sûr d'être opérationnel plus rapidement.
C'est aussi ça le partage des connaissances.
De mon point de vue, la faute est des deux côtés: les doctorants/étudiants ayant une attitude de consommateur et les professeurs ne fournissant pas les ressources nécessaires.
C'est ce qui m'était apparu lors de mes études en faculté.
Bonne journée.

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