L'université Paris I Panthéon Sorbonne organise cette année une école d'été, du 14 au 19 septembre, à Roscoff, intitulée « Les nouveaux outils numériques et les sciences humaines ».
Insérée dans les programmes de la formation permanente du CNRS, il s'agit d'une "initiation approfondie et intensive à l'utilisation de l'informatique dans la recherche en sciences de l'homme, même si les exemples seront pris majoritairement dans le domaine historique." Les informations complémentaires sont à lire dans le programme détaillé de l'événement.
Attention, c'est aujourd'hui, lundi 15 juin, la date limite pour s'inscrire !
MàJ : La date limite pour postuler en vue d'une inscription est finalement fixée au 30 juin.
AMo
Programme de l'école d'été
Les nouveaux outils numériques pour l'histoire et les sciences humaines
Roscoff, 14-19 septembre 2009 (hébergement et repas sur place)
Comité scientifique :
Philippe Cibois, Jean-Philippe Genet, Alain Guerreau, Damon Mayaffre, Philippe Rygiel
Comité d'organisation :
Julien Alerini, Georges-Xavier Blary, Alain Dallo, Benjamin Deruelle, Jean-Philippe Genet, Stéphane Lamassé, Philippe Rygiel.
Les enjeux pour les doctorants
Le véritable enjeu n'est pas l'informatique en soi, mais l'utilisation scientifique des méthodes pour l'emploi desquelles celle-ci est un point de passage obligé. Les pratiquants des sciences humaines
(l'école d'été est animée en majorité par des historiens mais elle est conçue pour être utile à tous les « littéraires », philosophes, historiens de l'art, et politistes, même si ceux-ci sont normalement déjà plus ouverts sur les méthodologies informatiques) sont restés largement étrangers aux nouveaux outils qui ont transformé le travail d'autres disciplines, notamment la sociologie et la géographie. En témoigne l'absence de l'existence d'un cursus de formation au-delà du C2I (dont le niveau d'exigence est trop faible pour déboucher sur la recherche) dans les départements des sciences humaines (et souvent même des sciences sociales) des universités françaises.
Un autre fait préoccupant est le « recul méthodologique » constaté dans beaucoup de thèses récentes qui, alors que les outils sont de plus en plus nombreux et faciles à utiliser, restent très timides en matière d'innovation et d'expérimentation méthodologiques : il n'y a guère de doute que cela est du à l'énorme pression qui pèse sur les doctorants, poussés à terminer des thèses qu'ils veulent de plus en plus longues, de plus en plus fouillées et accomplies (la concurrence
au niveau des débouchés oblige) et ce dans un temps de plus en plus réduit, ce qui leur interdit tout investissement sérieux dans les apprentissages qu'exigent les nouvelles méthodologies. D'où les difficultés rencontrées par les formations dans le cadre des écoles doctorales, très exigeantes en termes de temps et de régularité dans l'engagement.
Cette première école d'été a été conçue comme, sinon une initiation, du moins comme une ouverture à des méthodologies récentes avec une remise à niveau sur les logiciels les plus utilisés aujourd'hui. Si cette initiative rencontre le succès, d'autres écoles seront organisées, avec des comités d'organisation et scientifique modifiés : elles porteront sur l'analyse spatiale (GIS, cartographie etc.), l'édition et la mise en ligne des données, et enfin les statistiques. La pédagogie envisagée (voir le détail du programme) aura dès cette première école un aspect interdisciplinaire.
Les objectifs de formation
Le choix du dispositif de formation tient à la volonté de faire passer concrètement les savoirs acquis dans la pratique des personnes suivant l'école : d'où la bipartition de la journée en matinées de conférences et de discussions et en après-midi d'ateliers consacrés aux applications pratiques. La première étape que constitue cette première école vise à sensibiliser les participants à la notion de métasource (mise en forme de la donnée historique) comme pierre angulaire de la
construction des bases de données et à l'introduction de la mesure dans la critique historique, que les données soient par nature quantitatives ou non. Autrement dit, nous voulons que les participants à l'école repartent autant que possible dotés de nouveaux savoirs leur permettant d'infléchir leurs pratiques en toute autonomie, même s'ils pourront avoir ensuite recours à un suivi pour les aspects techniques les plus pointus (auprès de nous ou d'autres).
Public concerné
Les chercheurs et les ingénieurs du C.N.R.S.
Les enseignants du supérieur et les post-doctorants.
**** Les doctorants.
Pré-requis
Le seul véritable pré-requis est celui d'une « alphabétisation » informatique. Pour le reste, nous envisageons au niveau des ateliers de distinguer deux groupes de niveau, avec une quinzaine de personnes. S'il le faut, nous en ferons trois, car nous pensons importante l'homogénéité des groupes de travail. Inscription avant le 15 juin 2009
Le prix du stage est de 150 euros, tout compris sauf le voyage. Pour les doctorants de Paris I, un droit d'inscription forfaitaire de 30 euros est demandé : les doctorants des E.D. d'histoire de l'art, philosophie et sciences politiques sont dispensés du paiement du reste ; pour les historiens, ils doivent demander à leur laboratoire de régler cette somme. Pour les autres doctorants, le prix est de 150 ¤, à charge pour eux de le faire prendre en compte par leur équipe ou leur laboratoire.
Inscription auprès de Madame Françoise BORNES
fbornes@univ-paris1.fr
LAMOP, UFR d'Histoire, 17 rue de la Sorbonne, 75005 PARIS
Chèque établi à l'ordre de Madame l'Agent Comptable Secondaire CNRS IDF Est
Programme de travail
Lundi 14 septembre, 14 h.-18 h.
Présentation du programme de travail
Présentation des logiciels utilisés :
Bases de données : Open Office
MySQL
Textométrie
Lexico 3
Hyperbase
Analyse factorielle et traitements quantitatifs :
Tri 2
Analyse.
Mardi 15 septembre, 9 h.-12 h 30.
Théorie de la base de donnée et du corpus
- De la source à la métasource.
- Typologie des bases de données.
- Initiation à la modélisation des bases de données.
- Textes et corpus : la corpus comme base de donnée linguistique.
Mardi 15 septembre, 14 h.-18 h.
Pratique : création des bases de données et des corpus
Application sur machines : construction des bases, codages et
recodages ; saisie et mise en forme des corpus.
Mercredi 16 septembre, 9 h.-12 h 30.
De la requête au rapport
Connaissance et exploration des bases de données.
Théorie de la requête : fonction et syntaxe.
Production des rapports.
Mercredi 16 septembre, 14 h.-18 h.
Pratiques : les opérations préliminaires
Bases de données
Requête I : la rédaction de la requête.
Textométrie
Lemmatisation
Production des dictionnaires
Jeudi 17 septembre, 9 h.-12 h 30.
Approches pluridisciplinaires : sociologie et linguistique
L'enquête.
Les bases de données collaboratives.
Initiation à la sémantique.
Jeudi 17 septembre, 14 h.-18 h.
Bases de données
Requête II : recodage, champs calculés, créations de tables
Textométrie
Co-occurrences ; polyoccurrences ; champs sémantiques.
Vendredi 18 septembre, 9 h.-12 h 30.
Mesure et structure des données
L'approche statistique.
Les principes de l'analyse factorielle.
Les contraintes de la statistique lexicale.
Vendredi 18 septembre, 14 h.-18 h.
Bases de données
Mise en oeuvre des méthodes factorielles et commentaire des résultats.
Textométrie
Mise en oeuvre des méthodes factorielles et commentaire des résultats.
Samedi 19 septembre, 9 h.-11 h.
Bilan de l'école.

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