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Cahiers de recherche partagés

L'annonce du 19 dec 2007 de l'association d'Internet Archive (rappelez vous le célèbre wayback machine) et de Zotero (regarder  Ici ou ) pour un service de partage en ligne m'avait échappé :

The Zotero-IA alliance will create a “Zotero Commons” into which scholarly materials can be added simply via the Zotero client.

Par "matériel savant" il faut entendre des refs biblio, des liens, des notes, des documents scannés, capturés,... bref tout ce que vous pouvez sauvegarder avec Zotero

3 idées guident ce projet :

1) The availability of permanent, persistent archival, off-site storage for long-term management and use of digital content.
2) The ability to share resources publicly for easy access by other scholars.
3) The simplified discovery of new, related resources and potential collaboration opportunities.

Pour faire plus que ce qui existe avec les outils actuels de partage de documents numériques et dans l'objectif d'inciter au dépôt ...Internet archive pourra "OCRiser" vos documents scannés déposés.
De même, pour créer de vrai collaboratoires il pourra exister des "Zotero Commons" privés (pour dire les choses simplement des groupes de partages)
Et puis pour parachever cette association,  l'équipe Zotero/Internet Archive dit aussi vouloir travailler sur des outils de découverte de l'information pour chercher à travers la grande somme d'information  que devrait contenir le "Zotero Commons"

Plus de détails :
http://www.zotero.org/blog/zotero-and-the-internet-archive-join-forces/
http://www.dancohen.org/2007/12/12/zotero-and-the-internet-archive-join-forces

Et bien ... si tout ce qui est annoncé se réalise... imaginez, vous concentrez un delicious, un CiteUlike, un SciLink, un outil de gestion biblio, un logiciel d'OCR, certains outils de Bureau Virtuel .... bon on va attendre le service avant de s'emballer mais ça semble vraiment bien.

GG

<Oops> je n'avais pas vu (lu) le post de marlène. Elle pointe qqchose d'important la connexion Zotero Commons (ZC) et Archive Ouverte (AO). En rédigeant j'avais pensé à cela mais, il me semble que ces projets sont de nature différente. ZC serait plutôt à concevoir comme une plateforme  pour collaboratoires , c-a-d qui favorise le travail en groupe, alors que les AO sont plutôt à concevoir comme de simples entrepôts. Bon la frontière est perméable  ... et la connexion est finalement déjà possible... quand je dépose sur archiveSIC (exemple d'AO pris au hasard ;-) , je « bookmarke » avec Zotero et associe mon fichier texte (ou simplement la notice)... dès que ZC sera dispo , cette ref , seule ou avec le texte associé, devrait se retrouver en ligne sur Internet Archive... prêt à cliquer sur le  liens vers ArchiveSic ou directement sur le texte. (Pour les autres item de ton post je vais mettre en commentaire sur ton blog ;-)</Oops>

Gallica 2


Gallica 2
Originally uploaded by bibliothecaire

La version béta de Gallica 2, beaucoup plus ergonomique que l'interface précédente de la collection numérique de la BNF, est en ligne. Précisions techniques et agenda ICI.
J'ai tenté une rapide évaluation comparative (avec Gallica et Europeana) sur bibliothecaire.

(via PECIA)

MR

Nouveaux usages d’accès et de diffusion de l’information - 6 novembre 2006 - groupes sectoriels - ADBS

Nouveaux usages d’accès et de diffusion de l’information - 6 novembre 2006 : compte-rendu de la journée ADBS - groupes sectoriels, sur le site http://www.adbs.fr/secteurs/article.php3?id_article=212


Cette journée s’est tenue à l’université Jussieu - Diderot le 6 novembre 2006. Nous avons accueilli 150 participants présents.

Voici un rappel du programme (cliquez sur le titre de la présentation pour accéder aux diapos) :

9h30 - 10h30 : RSS et blogs, vecteurs d’accès et de diffusion de l’information.
Diane Le Hénaff - INRA

11h - 12h : Pratique des liens sociaux et importance des tags dans un contexte de partage de l’information.
Alain Couillault, secrétaire général d’APIL (Association des professionnels des industries de la langue) : alain.couillault@apil.asso.fr

Déjeuner

14h -15h : Echanger l’information sur le web : les web services.
Gautier Poupeau, Ecole Nationale des Chartes et auteur du blog sur l’information numérique "les petites cases de Got"

15h30 - 16h30 : Exemples de mise en place de services web 2.0 dans les bibliothèques.
Silvère Mercier -  Conseil Général du Val-de-Marne et auteur du blog "Bibliobsession"
JJ

Gilles Deleuze et Michel Foucault: le réseau, l'archive et le livre

La nouvelle donne documentaire amène à relire les "grands ancêtres" des années 60 et 70. Quelques citations rencontrées la semaine dernière, qui font réseau:

1. Gilles Deleuze et Felix Guattari sur le livre et le réseau dans Rhizome (1976):

Il n’y a pas de différence entre ce dont un livre parle et la manière dont il est fait. Un livre n’a donc pas davantage d’objet. En tant qu’agencement, il est seulement lui-même en connexion avec d’autres agencements, par rapport à d’autres corps sans organes. On ne demandera jamais ce que veut dire un livre, signifié ou signifiant, on ne cherchera rien à comprendre dans un livre, on se demandera avec quoi il fonctionne, en connexion de quoi il fait ou non passer des intensités, dans quelles multiplicités il introduit et métamorphose la sienne, avec quels corps sans organes il fait lui-même converger le sien. Un livre n’existe que par le dehors et au-dehors. Ainsi, un livre étant lui-même une petite machine, dans quel rapport à son tour mesurable cette machine littéraire est-elle avec une machine de guerre, une machine d’amour, une machine révolutionnaire, etc… (p. 10-11).

(via Reprises)

2. Michel Foucault sur l'archive, dans Sur l'archéologie des sciences (1968):

Par archive, j’entends d’abord la masse des choses dites dans une culture, conservées, valorisées, réutilisées, répétées et transformées. Bref toute cette masse verbale qui a été fabriquée par les hommes, investie dans leurs techniques et leurs institutions, et qui est tissée avec leur existence et leur histoire. Cette masse de choses dites, je l’envisage non pas du côté de la langue, du système linguistique qu’elles mettent en œuvre, mais du côté des opérations qui lui donnent naissance. (…) C’est, en un mot, (…) l’analyse des conditions historiques qui rendent compte de ce qu’on dit ou de ce qu’on rejette, ou de ce qu’on transforme dans la masse des choses dites.

(via article de Gabriel Gallezot et Olivier Ertzscheid sur ArchivesSIC)

3. Michel Foucault sur le livre et le réseau, ibidem:

aucun livre ne peut exister par lui-même; il est toujours dans un rapport d’appui et de dépendance à l’égard des autres; il est un point dans un réseau; il comporte un système d’indications qui renvoient - explicitement ou non - à d’autres livres, ou à d’autres textes, ou à d’autres phrases.

Quelques commentaires personnels dans le billet de bibliothécaire, que GG m'a persuadé de transposer ici.

MR

La Bibliothèque Numérique Universelle selon Kevin Kelly

Scan This Book! - New York Times

Le long article de Kevin Kelly, entre autres "senior maverick" de Wired, est à lire absolument (inscription nécessaire - et gratuite - sur le site du NYT). C'est, dans un long article, une synthèse très complète sur les bibliothèques numériques, bourrée de faits et de chiffres, bourrée aussi d'idées - certaines d'entre elles discutables. Il a (donc) suscité de nombreuses réactions (289 liens selon Google Blog Search à date). La plus notable est sans doute celle de John Updike dans le même New York Times. Lequel a reçu sa part de réactions, plutôt défavorables voire apitoyées. Il est vrai que le papier du grand romancier est plutôt mal ficelé et ne tient pas les promesses de son titre. Prononcé à l'occasion d'un congrès de libraires, il fait de ces derniers le front de la résistance à la numérisation universelle - "Booksellers, defend your lonely forts!". Cependant la citation qu'il fait vers la fin de son article de celui de Kelly:
"When books are digitized, reading becomes a community activity. . . . The universal library becomes one very, very, very large single text: the world's only book."
met bien le doigt, imho, sur le point problématique de celui-ci, à savoir l'impasse faite sur la lecture suivie et linéaire.
Le point n'est pas central dans l'article d'Updike mais un lecteur au moins l'y a bien lu:
"linear, structured thought is still a more powerful tool for accomplishing feats of reason and creativity than any mishmash diverse details will ever be. Even a unique and freely chosen trail through a web of decontextualized hypertext is ultimately constituted as a linear experience in the mind of the reader."

(via La République des Livres)

MR