Actualité des Sciences de l'Information.
Les 7 Urfist ont pour mission la formation des usagers aux nouvelles technologies de l'information et de la communication. Ils déploient également une activité de veille et de recherche sur les thématiques présentes sur ce site.
URFIST : Unité Régionale de Formation à l'Information Scientifique et Technique
"Les technologies émergentes changent le rapport des gens à
l'information. Les bibliothécaires doivent comprendre leur
fonctionnement pour pouvoir les utiliser et mieux servir leurs
usagers. Les outils en ligne changent plus rapidement que ce que les
programmes de formation traditionnels peuvent suivre. Il est essentiel
que les bibliothécaires deviennent des apprentis permanents et se
forment constamment à ces nouveaux outils."
Marlène Delhaye traduit de larges extraits de l'intervention donnée par Kathryn Greenhill, bibliothécaire à l'Université de Murdoch, à la conférence Educause Australasia 2009. C'est à lire absolument: un argumentaire impeccable en 21 raisons pour répondre à ceux qui nous disent:
⁃ Je n'ai pas le temps ⁃ J'ai trop de travail pour jouer ⁃ Je ne comprend pas comment utiliser de nouvelles technologies dans mon travail actuellement ⁃ Je préfère juste lire des articles sur les nouvelles technologies ⁃ Il n'y a pas d'étude validée par les pairs sur la pertinence de ces nouvelles technologies ⁃ Je veux qu'on me dise quels outils sont pertinents et n'apprendre à me servir que de ceux-ci.
La première raison est tellement évidente qu'elle en aveugle pas mal:
Notre mission de base est la mise en relation de gens et
d'informations. De nouvelles façons de le faire, plus efficaces,
existent, et nous devons les connaître.
Les 9èmes Rencontres FORMIST auront lieu le jeudi 18 juin 2009, de 9h à 17h à l'ENSSIB à Villeurbanne, sur le thème : "La bibliothèque, lieu de formation ?"
"Le lieu bibliothèque : ce lieu, cet espace est-il perçu par nos étudiants comme un lieu de formation, d'apprentissage. Qu'en attendent-ils ? Comment se le représentent-ils ? Que veut-dire être un lieu de formation, quelles en sont les implications ? Le monde virtuel peut-il être pensé comme un espace de formation ? Et concrètement, quelles pistes sont mises en place pour organiser nos bibliothèques afin de favoriser l?apprentissage de nos étudiants ?
Au programme des 9es Rencontres : * 9h : Accueil * 9h30 - 9h45 : Ouverture de la Journée, Anne-Marie Bertrand, conservateur des bibliothèques, directrice de l'Enssib * 9h45 - 10h10 : Quelles évolutions pour FORMIST ? Elisabeth Noël, conservateur des bibliothèques, responsable du service Diffusion des savoirs, enssib * 10h10 - 10h55 : Le « lieu bibliothèque » comme représentation, Isabelle Fabre, Documentaliste à l'ENFA, Toulouse * 10h55 -11h25 : Pause * 11h25 - 12h15 : À quelles conditions les lieux virtuels peuvent-ils être des espaces de formation ?, Nathalie Deschryver, responsable TICE IFeL, Suisse * 12h15 - 12h45 : L'aménagement de salles de formation en bibliothèque : du projet à la réalité, à travers l'expérience du SCD Paris 7. Arlette Pailley-Katz, conservateur des bibliothèques, directrice du SCD Paris 7
* 12h45 - 14h15 : Repas libre
* 14h15 -15h : Du savoir montré au savoir utilisé, comment l'espace induit-il les apprentissages ?, Pierre-Philippe Bugnard, Historien de l'éducation, Université de Fribourg * 15h10 - 15h40 : Pause * 15h45 - 16h45 : Les learning centers, Graham Bulpitt, Director of Library Services, Kingston University * 17h00 : Clôture des Rencontres
Numéro dense, comprenant de nombreuses contributions théoriques, à commencer par l'entretien avec le philosophe Bernard Stiegler, entretien que nous avons mené, Ivana Ballarini et moi, le 6 mars dernier. La revue Mediadoc n'est pas en ligne, mais on peut trouver la version complète de l'entretien sur le site de la Fadben. Bernard Stiegler est l'un des rares philosophes à poser la question des médias, anciens et nouveaux, et de l'éducation aux médias, dans toute son ampleur, philosophique et politique ; question de la technique, rôle des supports de la mémoire (les hypomnemata), processus de grammatisation, nécessité d'une formation des enseignants à l'histoire et à la pensée des supports et des technologies de l'intelligence... : toutes ces notions, familières aux lecteurs de Stiegler, sont abordées et développées au cours de cet entretien passionnant.
Au sommaire également de ce numéro de Médiadoc : les contributions de Pascal Duplessis, Jacques Kernéis et Olivier Le Deuff, trois membres éminents du GRCDI (;), le texte de Julien Gautier de la revue Skhole.fr (qui sera d'ailleurs prochainement en ligne sur le site de la revue), d'Olivier Dhilly, du CLEMI (dont on peut trouver également la communication au colloque de l'ERTé sur ArchiveSic), de Thierry Adnot, Marion Carbillet et Dany Hamon.
Au total, un numéro qui fera sans doute date, par sa richesse et sa qualité ! A lire absolument et à commander à la FADBEN pour la modique somme de 10 € !
AS
PS : sur la pensée de Stiegler, je me permets de signaler le texte de mon intervention au dernier séminaire du GRCDI de septembre 2008, disponible sur le site
Des nouvelles du colloque des 16-17-18 octobre dernier sur "L'éducation à la culture informationnelle". La quasi-totalité des textes et documents du colloque sont désormais accessibles, de deux façons :
- sur le blog, une nouvelle page a été créée,"Textes et traces du colloque", reprenant le programme avec l'ensemble des textes déjà accessibles en ligne : ceux sur ArchiveSic bien sûr, mais aussi les textes de présentation des ateliers par les membres de l'ERTé, etc. La page sera complétée au fur et à mesure de l'arrivée des derniers textes, et de la mise en ligne des vidéos du colloque.
Enfin, signalons le projet éditorial en cours : la publication, après un travail de sélection, de ré-organisation et de ré-écriture des textes, des actes du colloque dans un ouvrage aux Presses de l'ENSSIB, dans la nouvelle série "Culture de l'information".
La culture informationnelle devient une thématique de recherche à part entière, dont les manifestations se succèdent et s'enchaînent : congrès, revues, séminaires... Sans oublier évidemment le récent colloque international de l'ERTé à Lille, qui a été un succès et qui a réuni près de 150 personnes ; on trouvera prochainement tous les textes des interventions sur ArchiveSic et les vidéos sur le site de l'ERTé et sur le blog dédié au colloque.
Dans ce processus de construction d'un véritable champ de recherche, inter et multi-disciplinaire, voici un nouvel appel à contributions pour un numéro thématique des Cahiers du Numérique : "Penser la culture informationnelle".
Nous espérons de nombreuses propositions. AS --------------------------------------------------------------
APPEL A ARTICLES
Les
Cahiers du numérique (éd. HermesSciences)
Le numérique fait figure de paradigme
technologique majeur pénétrant toutes les activités humaines et conduit à
repenser aussi bien les systèmes techniques que les systèmes sociaux. L'objectif
premier de la revue « Les Cahiers du numérique », au travers
de ses numéros thématiques, est la mise à disposition d'un corpus précis sur
les fondements techniques et sociaux de ces évolutions.
PENSER LA CULTURE INFORMATIONNELLE
Numéro thématique coordonné par Alexandre Serres
La notion de culture
informationnelle fait l’objet depuis plusieurs années, notamment en France,
d’un nombre croissant de travaux, de publications, de manifestations diverses,
scientifiques et professionnelles. Longtemps assimilée à la « maîtrise de
l’information » (l’information
literacy des anglo-saxons), la culture informationnelle semble aujourd’hui,
pour la plupart de ses acteurs, dépasser le seul cadre des compétences
info-documentaires et comprendrait un ensemble, encore mal défini, de savoirs,
à la fois procéduraux, méthodologiques, déclaratifs, de savoir faire, de
comportements, de connaissances sur l’information et ses objets. Ne se
distinguant pas nettement de la culture numérique d’une part et de la culture
des médias d’autre part, l’expression de culture informationnelle, fondée sur
le terme éminemment problématique de culture (quelle acception de la culture
est en jeu ici ?), n’en finit pas de susciter débats et interrogations,
sur sa définition, ses enjeux, ses contenus et ses territoires.
Ce nouveau numéro des Cahiers du
Numérique entend développer la réflexion collective, menée en France et dans
d’autres pays, autour de cinq axes et des questions suivantes :
Approches, définitions : Quelles sont les différentes conceptions
et définitions de la culture informationnelle ? Quelles articulations
possibles entre la culture informationnelle comme ensemble de pratiques, partagées
par un groupe ou une communauté (par exemple la culture informationnelle des
jeunes, des chercheurs, etc.), et la culture informationnelle comme ensemble de
savoirs et de compétences à construire ou à acquérir ? Quelles différences
et convergences peut-on établir entre la culture informationnelle et la culture
numérique, ou la cyberculture ? La brève histoire de ces deux expressions pourra être ici convoquée pour
éclairer les rapports complexes entre ces deux « cultures ».
Enjeux : A l’heure d’Internet, des réseaux sociaux, de la
« googlisation », quels sont aujourd’hui les principaux enjeux (sociaux,
éducatifs, professionnels, civiques…) du développement et de l’acquisition
d’une culture informationnelle ? Comment penser notamment ces enjeux éducatifs dans
les nouveaux contextes de « l’économie de l’attention », du profilage
marketing, de la traçabilité généralisée et des nouvelles dimensions
socio-politiques de la recherche d’information sur le web ? Enfin, quelles
finalités (éducatives, politiques) assigner à une éducation à
l’information ?
Territoires : Quels domaines thématiques, quels champs
(disciplinaires, scientifiques…) sont concernés ? Quelles relations et frontières peut-on
établir notamment entre les trois cultures, médiatique, informatique et
informationnelle ? La notion américaine de « transliteracy » pourrait être utilement interrogée ici pour
penser les nouvelles compétences et les nouveaux savoirs informationnels, à
l’œuvre dans l’utilisation quotidienne des médias et outils de l’information.
Contenus : Quels contenus, quels savoirs, quelles
compétences englobe la culture informationnelle ? Quelles articulations
scientifiques, épistémologiques, peuvent être établies entre, d’une part les sciences
de l’information et de la communication comme principale discipline de
référence et, d’autre part une culture informationnelle « tous
publics », faisant partie du bagage de tout citoyen du 21ème
siècle ? S'agit-il d'une culture
unique, qui s'internationalise au fur et à mesure que s'étendent les réseaux,
et quelle place serait alors laissée à la diversité culturelle ? Où en
est la didactique de l’information, qui émerge aujourd’hui en France dans
l’enseignement secondaire, quelles questions
pose-t-elle ?
Acteurs : La culture informationnelle concerne et mobilise une
grande diversité de professions et d’acteurs, depuis les médiateurs du livre et
de la culture jusqu’à ceux de l’information, et au premier chef les enseignants
et les formateurs. Dans ce paysage diversifié, quel peut être le rôle spécifique
de ces différents acteurs dans la diffusion d’une culture informationnelle ?
Comment, dans les nouveaux contextes institutionnels, (re-)penser les relations
entre les acteurs directement impliqués dans les formations à l’information,
tant dans l’enseignement secondaire (enseignants-documentalistes et enseignants
des disciplines) que dans l’enseignement supérieur (bibliothécaires,
enseignants-chercheurs, etc.) ?
Un
nouvel appel à communications important à signaler, concernant la culture
informationnelle.
Dans
le cadre du 75e Congrès de l'IFLA,
qui se tiendra du 23 au 27 août 2009,
à Milan (Italie), sur le thème général "Les bibliothèques créent le futur : construire sur l'héritage culturel",
les sections «Lecture» et «Maîtrise de l’information» de l’IFLA lancent un
appel à communications pour une session commune, qui se déroulera lors du
Congrès de Milan, intitulée : « Les bibliothèques encouragent les «
littératies » du 21e siècle »
Voici
le texte de l’appel et les modalités de participation :
« Il
ne suffit plus de savoir lire des textes imprimés au 21è siècle. Le monde
complexe dans lequel nous vivons nécessite d’être à l’aise avec d’autres formes
de littératies. Le programme proposé
explorera la manière dont les bibliothèques peuvent promouvoir les multiples
littératies, apprentissages à partir de communications formelles et de
discussions des participants.
Le
programme s’organisera autour de 6 communications (maximum) traitant chacune
d’un type de littératie du 21ème siècle.
Nous
recherchons des communications sur la lecture «de base» (savoir lutter contre
l’illettrisme), la lecture courante, et la culture informationnelle Nous
souhaiterions aussi recevoir des propositions de communications sur d’autres
formes d’éducations spécifiques comme l’éducation aux médias, aux images, aux
cultures du monde, à la citoyenneté, etc. (liste non limitative).
Les
communications retenues éviteront les répétitions de définitions générales du
concept de littératie et seront concentrées sur les sujets spécifiques choisis
et leur développement au 21e siècle. Elles insisteront sur les moyens de
promotion que les bibliothèques peuvent employer. Les communications devront
s’appuyer sur la théorie, la recherche et/ou des applications pratiques.
Les
propositions comprendront les indications suivantes :
- Nom
de la «littératie» traitée dans la communication
Merci
d’indiquer “IFLA proposal” dans la ligne “sujet”. Les personnes sélectionnées
seront averties le 15 janvier 2009 et devront soumettre une version définitive
de leur papier dans l’une des langues officielles de l’IFLA avant le 15 mai
2009. Les orateurs disposeront de 15 minutes de présentation suivies d’un temps
de débat modéré entre et avec les
participants.
Pour
plus d’information, contactez Ivanka Stricevic, présidente de la section
Lecture, ivanka.stricevic@zg.t-com.hr
Merci
de bien noter que les orateurs sont responsables des frais liés à leur
participation au congrès (frais de transport, de mission, inscription au
congrès). L’IFLA ne prenant aucun frais en charge. »
En note : le terme « littératie » a été retenu pour cet
appel à communication, reprenant ainsi le terme anglais de
« literacy », car cet appel s’appliquant à des domaines divers, aucun
autre terme ne convenait vraiment. »
Rappelons
que le 74ème Congrès de l’IFLA, à Montréal, a également consacré une session
entière à la maîtrise de l’information, dont on trouvera le compte rendu ici-même.
D'ultimes changements, de plus ou moins grande importance, sont intervenus dans le programme des trois journées du colloque de l'ERTé à Lille, la semaine prochaine.
Pour avoir la dernière version du programme, il faut aller sur le site du colloque.
L'avenir du cours magistral est-il dans le e-learning?
A l'occasion de la présentation de la plateforme pédagogique Jalon, je découvre Med@tice,
l'expérience de réforme pédagogique de la 1ère année de Médecine à
Grenoble, mis en oeuvre en septembre 2006. En gros: les cours
magistraux sont remplacés par des cours multimédia regroupés sur des
DVD-roms, les séances en présence des enseignants sont réservées aux
questions /réponses consécutives à l'étude réalisée par les étudiants
des cours multimédia. En gros parce que la séquence d'apprentissage est
un peu plus complexe et sophistiquée, articulée en 4 semaines et 4
types d'activités pédagogiques, on en trouve la description précise
dans un tutoriel
disponible sur le site de Med@tice (voir diapo extraite du tutoriel ci-dessous) - mais c'est l'articulation
magistral / interactivité, présentiel / multimedia qui me semble particulièrement remarquable.
On trouve sur Canal-U plusieurs exposés de Daniel Pagonis
faisant un bilan de cette restructuration pédagogique. Un des élément
les plus remarquables est l'effet "lissant" de la nouvelle stratégie
quant aux inégalités socio-culturelles des étudiants. Ainsi le ratio
CSP Parents: Cadres vs. Agriculteurs/Artisans/Ouvriers passe de 2,3
pour les années 2001-2006, à 1,1 pour l'année 2007, le ratio Bac série S Maths vs. autres Bacs passe de 6,4 à 1,9, à l'inverse le ration Bourse vs. pas de Bourse passe de 0,8 à 1,1. (Les diapositives ci-dessous proviennent de la présentation de Daniel Pagonis et Jean-Paul Romanet au CDME SIFEM 2008).
Si l'on tente une explication de cet effet impressionnant, on se
dit que le cours magistral classique, reposant sur un flux d'éloquence
dans un français élaboré, va particulièrement avantager les étudiants
en possession d'un fort capital culturel. La stricte linéarité de
l'exposé expose l'étudiant dont les compétences linguistiques sont
imparfaites ou lacunaires au risque de perdre le fil. De disposer de
l'exposé sous forme enregistrée permet à l'étudiant de le traiter selon
sa propre temporalité, de revenir sur les passages difficiles, en
particulier en raison du niveau de langue. De façon complémentaire, la
séance de questions / réponses en présence de l'enseignant lui permet
de vérifier sa compréhension pour éventuellement revenir sur le cours
enregistré.
En quelque sorte le contenu d'un cours magistral est
analysé, dissocié entre d'une part un contenu qui est traité de façon
documentaire, qui devient un objet manipulable par l'apprenant et
d'autre part le "présentiel" qui va être réservée à l'interaction,
interaction limitée dans le cadre du cours magistral classique au
feed-back de la "salle" vers l'orateur.
L'avenir du e-learning est-il dans le cours magistral?
Paralèlement, dans le Chronicle of Higher Education du mois dernier, le professeur Tomas H. Benton s'interroge sur les manières d'enseigner aux digital natives et en particulier sur la pertinence du cours magistral:
le tabou qui frappe les cours magistraux réduit parfois la
liberté des enseignants d’expérimenter à partir d’une méthode
traditionnelle d’une manière qui peut répondre aux compétences
particulières des “natifs du numérique” - telles que
l’interconnectivité et l’intuition - tout en les entraînant à l’usage
de la preuve et de l’argumentation rationnelle.
On croirait lire là une introduction à l'expérimentation grenobloise
(alors même que la méthode du professeur Benton est très différente - voir les quelques extraits traduits ici
- mais partage avec celle de Med@tice le souci de casser la linéarité
du cours magistral pour le rendre appréhensible par les nouvelles
économies de l'attention).
Les leçons qu'on peut tirer de l'expérience grenobloise et de
ce qui apparaît comme son succès sont multiples, en particulier elle
montre que développer une offre pédagogique numérique ne peut se
limiter à transformer les enseignements en une sorte de supermarché
numérique où l'étudiant viendrait "librement" faire ses courses et
qu'elle n'est pas un moyen pour dispenser les enseignants d'enseigner
(ou pour les pouvoirs publics d'économiser les heures d'enseignement).
Une leçon plus paradoxale serait à tirer de cette constatation
que le cours magistral se prête mieux à l'analyse/dissociation du
dispositif Med@tice entre un contenu documentarisé et un présentiel
réservé à l'interactivité que des formes d'enseignement plus
interactives comme le travail en groupe. A se demander si l'avenir du
e-learning n'est pas dans le cours magistral ;-)
Il y a un peu plus d'un mois, je prenais part au soixante-quatorzième congrès annuel de l'IFLA, congrès mondial des bibliothèques et de l'information, qui se tenait à Québec. Voici, dans un premier billet, quelques échos choisis et résumés de ce qui s'y est dit, présenté, montré...
Du côté de l'accès aux ressources scientifiques Le portail WorldWideScience.org ou Global Science Gateway (présenté par Walter L. Warnick) Partant du principe que la science avance plus vite si on en partage les résultats, cette initiative vise à fédérer le plus grand nombre de sources possibles, pour donner accès à l'information scientifique via un portail unique. A l'origine du projet, un partenariat entre le DOE (United States Department of Energy) et la British Library, qui aboutit au lancement officiel du portail en juin 2007. L'objectif déclaré est de promouvoir la visibilité des résultats de la recherche et d'étendre la communication scientifique globale en fournissant un accès équitable dans un périmètre géographique large et diversifié. Actuellement, WorldWideScience.org (WWS) propose la recherche dans 32 bases de données nationales et portails scientifiques de 44 pays (dont la France), ce qui correspond à 200 millions de pages de contenu scientifique.
Nous en avions parlé ici-même dans un récent billet consacré à l'enquête belge sur les primo-arrivants : les résultats de l'enquête menée auprès des doctorants de Bretagne sur leurs pratiques informationnelles et leurs besoins de formation à la maîtrise de l'information scientifique sont accessibles sur le site de l'URFIST de Rennes. Vous y trouverez : - une brève présentation de l'enquête - le questionnaire - la synthèse des résultats - le diaporama de présentation utilisé par Ottilia Henriet, du SCD de l'UBO, lors des dernières Rencontres FORMIST.
Voici déjà quelques uns des principaux résultats de cette enquête, qui a touché presque un quart des doctorants de Bretagne, de toutes disciplines.
Ressources documentaires les plus utilisées :
96 % utilisent les moteurs de recherche
65 % : le catalogue de la bibliothèque
55 % : la documentation du laboratoire
53 % : les portails spécialisés
Ressources documentaires rarement ou jamais utilisées :
94 % n’utilisent jamais ou rarement les blogs
88 % : les bases de données brevets
77 % : les archives ouvertes (HAL…)
74 % : les catalogues étrangers
71 % : le catalogue SUDOC
62 % : les bases de données (Medline, Francis, Pascal…)