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Commentaires

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jean paul jacquel

Est-ce rèellement une nouvelle orientation du ministère ? N'est-ce pas plutôt une nouvelle péripétie plus ou moins attendue des démêlés documentalistes/MEN qui durent depuis de si nombreuses années ?
Le Ministère ne semble pas vouloir admettre une nouvelle catégorie d'enseignants et beaucoup d'enseignants ne sont pas forcément prêts à admettre les documentalistes en leur sein.
Certains biliothécaires souhaitent être reconnus comme des enseignants à part entière et pour ce faire cherchent à coller au modèle professoral.
Ce double mouvement était déjà en place depuis bien avant la création du CAPES, non?
Il me semble que le modèle d'enseignement actuellement dominant est étroitement associé à l'échec du système éducatif et vouloir l'adopter consiste à faire du stop au passage du corbillard. Les élèves ont changé et continuent de changer très vite. Le discours enseignant a lentement évolué. Le fossé va grandissant. Les démarches didactiques les plus sophistiquées n'y changent rien.
Et si le ministère ne réussit pas à mettre en place une véritable initiation à la culture de l'information c'est peut-être qu'il est prisonier de ce même modèle professoral de transmission du savoir qui est l'exact contraire d'une pratique active de l'information. L'accueil qu'ont reçus les TPE et leur évolution ultérieure le montrent un peu.
Est-il donc si important de s'approcher d'un modèle qui semble si éloigné de ce qu'est le monde de l'information, de ce que représente la plus récente évolution d'internet ? Doit-on s'étonner de l'incapacité du MEN et de beaucoup d'enseignants à prendre la pleine mesure du problème? N'existe-t-il pas une position "alternative" centrée sur une démarche pédagogique où l'enseignant est un médiateur et où il ne serait pas fait l'économie du relationnelle?
Ceci est certes un débat ancien mais ce n'est peut-être pas "un autre débat".

gouerou gwenael

tjs aussi interessant,alexandre!merci de m'appeler un de ces jours pour se donner des nouvelles.Gwenael 0296772277 sf jeudi ou mel.Par ailleurs n'etant pas de votre metier je comprend encore mal les flux rss et autres net(ou pas!)vibes...Merçi

Dugas Natacha

Au-delà du problème des missions des documentalistes, c'est le problème de la formation à la maîtrise de l'information sur laquelle on achoppe ici. Elle a été confiée aux documentalistes, ce qui a permis de ne surtout pas l'intégrer dans l'enseignement des disciplines. De temps en temps, les élèves viennent faire de jolis panneaux (ou devrais-je dire des albums photos de Google images ?) ou des exposés, au CDI, au petit bonheur des emplois du temps et des sensibilités des enseignants. Impossible, dans ces conditions, de former tous les élèves correctement et durablement. Cela me semble tenir plus du replâtrage que de la formation. La preuve : les séances d'IRD n'existent qu'en 6e. Alors pourquoi pas des enseignants spécialisés, inscrits à l'emploi du temps et différents des bibliothécaires. Effectivement.

Paulette Lhote

Je rejoins assez volontiers le commentaire de Jean-Paul Jacquel. Mon expérience est surtout celle du collège même si j'exerce en cité scolaire collège-lycée. Pas encore prof-doc mais depuis plus de 20 ans dans la boutique EN , je rêve d'exercer enfin la pédagogie de façon discrète et subversive dans une démarche médiatrice et accompagnatrice où enseignant et élève sont côte à côte au lieu d'être face à face. Et ce n'est pas une utopie, mon implication dans les PPRE me le démontre tous les jours. Je comprends parfaitement les réactions de Pascal Duplessis, Marie Pontoizeau et de tous ceux qui bondissent aux propos de M Durpaire, mais je ne suis pas pressé non plus de me voir sommé de mettre en oeuvre, par exemple, une pratique évaluative centrée sur la notation et dont l'exercice quotidien ne fait aucune différence entre un élève qui vient d'entrer en sixième et un élève en année d'examen. Si je me tourne avec enthousiasme vers la documentation ce n'est pas pour échapper aux élèves, ni même à l'enseignement, mais pour échapper à l'aberrante logique de la sélection dès 12 ans, du formatage, de la crétinisation scolaire. Et si le flou des missions et des cadrages ministériels, au lieu d'être un problème étaient une opportunité ? Provocation ? - Oui, un peu, mais il appartient aux acteurs de se saisir de la mollesse du cadre pour se donner la place nécessaire, pour (ré)inventer une pédagogie un peu efficace, un peu pragmatique, un peu différenciée, un peu tournée vers l'avenir. Gardons-nous bien de réclamer à tout crin une intégration à des équipes enseignantes souvent bouffées par le dogmatisme et les idées reçues. Qu'aurait à gagner la profession à participer à la mascarade des conseils de classe ? A se voir imposer un programme indigeste et impossible à boucler ? Il faut batailler pour la prise en considération des enjeux considérables de l'éducation à l'information, faire reconnaitre le rôle et le métier, se méfier des carcans et des fausses bonnes idées de la politique documentaire, mais j'ai la faiblesse de croire que c'est davantage un combat à mener localement, dans les établissements, auprès des collègues, des élèves, des parents, qu'auprès de l'institution. Je réfléchis tout haut, avec vous, et je me trompe certainement - et puis, encore une fois, je n'appartiens pas (encore) à la catégorie - mais je redoute toujours un peu de me trouver dans la situation des "grenouilles qui voulaient un roi".

Alain Gurly

Cette évolution ne surprend pas du tout le vieux crocodile que je suis. Elle s'inscrit dans le droit fil du complot général organisé au plus haut niveau contre l'EN, depuis des années. Le gouvernement actuel ne fait de creuser la tombe.
Il ne s'agit plus d'enseigner mais d'être des techniciens de garderie, que vous soyez profs docs ou profs de n'importe quoi. Et encore, cette acception n'est là que pour recouvrir pudiquement un néant scolaire voisin de l'infini. Les autorités académiques et ministérielles sont devenues les fossoyeurs patentés de ce cadavre.
Voilà pourquoi je suis bien content d'être sorti de ce bazar. Et je vous prédis sans crainte de me tromper que le marché -juteux- de l'enseignement fera -fait déjà- les choux gras d'un grand nombre d'institutions privées, car la culture et l'enseignement ont et auront toujours une grande valeur marchande.
Et, parallèlement, l'école de la république, à force de "réformes" que l'on devrait appeler plutôt "succession d'assassinats", ira rejoindre dans l'oubli général les mânes de jules Ferry !

Sur ces fortes paroles, je m'en vais m'occuper, comme Candide, de mon jardin. Car de toutes façons, tout le monde s'en fout ! D'ailleurs, au point où les choses en sont venues, on n'a plus le choix qu'entre prendre un bazooka ou se coucher.Et je comprends bien que les adeptes du bazooka ne soient pas légion...

Nunc dimittis, Domine !

Alain

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