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Couperin : journées Archives Ouvertes, 2-3 avril 2009

Le consortium Couperin organise des journées d'études sur les Archives Ouvertes les 2 et 3 avril prochains à l'Université Paris Descartes (site des cordeliers, 12 rue de l'Ecole de médecine, Paris 6e). Le formulaire d'inscription, le programme, ainsi qu'une présentation des intervenants et des informations pratiques sont disponibles sur le blog des journées.

Je profite de cette annonce pour rappeler l'existence des pages "Les Archives Ouvertes pour les établissements d'enseignement supérieur et de recherche" développées pour l'essentiel par le Groupe de travail sur les archives ouvertes de Couperin. Ces pages s’adressent "à l’ensemble des enseignants-chercheurs et des établissements d’Enseignement Supérieur et de Recherche qui souhaitent s’associer aux initiatives d’Archives ouvertes et plus largement à l’Open Access (outils et conseils pour favoriser la mise en oeuvre individuelle et/ou institutionnelle."

AM

1000 textes pour @sic ?

999 et.... quel sera le 1000 éme texte déposé sur @rchivesic ?

@rchiveSIC a vu le jour en Mai 2002. Ce projet a fait l'objet d'une proposition [sic_00000025] lors du colloque "Place et enjeux des revues pour la recherche en infoCom (SFSIC)", le 25 mars 2002 et a été retenu en conclusion de ces journées comme une piste favorisant le développement scientifique de notre communauté. Il s'inscrit dans le mouvement mondial des Archives ouvertes, dont le précurseur fut Paul Ginsparg au début des années 90, au "Los Alamos National Laboratory" (http://arxiv.org/). L'initiative de Paul Ginsparg a profondément  bousculé l'univers de l'édition en ouvrant la possibilité d'un monde plus différencié de l'édition scientifique et technique.

@rchiveSIC  cumule plus de 200 000 visites par an, pour plus d' un million de pages consultées par an et des "hits" de connexions avoisinent les 3 millions par an, plus de 250 abonnés aux alertes (hors RSS). 715 chercheurs ont régulièrement déposé leurs textes depuis 2002 , presque 1000 textes donc.

Depot
source

Répartition des types de documents déposés dans l'archive:

Typedoc

Voilà quelques chiffres mais bien évidemment l'essentiel n'est pas là , ce qui nous semble le plus important ce sont les transformations auxquelles @rchiveSIC participe : visibilité des travaux à l'échelle nationale et  internationale, dynamique de recherche, pratiques informationnelles, intelligence collective, modèles socio-cognitifs, économie des savoirs, modes éditoriaux renouvelés...
Les co-fondateurs : http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/

GG

DUMAS: base de mémoires hébergée par HAL

http://dumas.ccsd.cnrs.fr/

"Projet initié par l'UFR de Sciences humaines de Grenoble 2, accompagné par la DSI de Grenoble Universités dans le cadre des Environnements Numériques de Travail, DUMAS (Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance) est une base d'archives ouvertes de travaux d'étudiants de niveau Master, validés par un jury, dans toutes les disciplines. La base DUMAS est hébergée par HAL."

MR

Lancement du site couperin.org/archivesouvertes/

Communiqué de presse :

"Le consortium COUPERIN lance un site web dédié aux archives ouvertes pour l’enseignement supérieur et la recherche.

Le site « Les archives ouvertes pour les établissements d’enseignement supérieur et de recherche » s’adresse à l’ensemble des enseignants-chercheurs et des établissements d’enseignement supérieur et de recherche qui souhaitent s’associer aux initiatives d’archives ouvertes et plus largement à l’Open Access. Il s’adresse également à tout acteur de la publication scientifique, notamment les éditeurs.

Ces pages se veulent résolument simples, concrètes, pratiques, fonctionnelles, et comportent de nombreux liens vers d’autres ressources en matière d’archives ouvertes ; elles offrent des outils et des conseils afin de favoriser la mise en œuvre du libre accès, soit de manière individuelle, soit à l’échelle d’un établissement ; elles s’enrichiront par la suite de nouveaux documents et d’une sélection d’actualités, en complément du site archives-ouvertes.fr, issu du projet national initié en 2006.

Ces pages ont été élaborées par un groupe réunissant des chercheurs, des informaticiens, des professionnels de l’information et de la documentation venus de plus de trente universités, grandes écoles, organismes de recherche membres du consortium Couperin."

TypoCitAO

via le blog de peter suber. L'article de Kayvan Kousha, Characteristics of Open Access Web Citation Network: A Multidisciplinary Study, presented at COLLNET 2008 (Berlin, July 28-August 1, 2008) ... typifie finalement les citations des textes des archives ouvertes (cf. l'article pour la méthode de recueil des données et le contexte de la recherche)

Image_3_2

Ce que nous dit le tableau en quelques lignes :

  • Il est donc majoritairement fait référence au PDF
  • les 3/4 des références ne présentent pas d'URL
  • le 1/3 des citations fait référence à des textes en ligne plutôt recents
  • d'autres langues que l'anglais sont utilisées à près de 18 % dans les Sciences (dures ou exactes) contre près de 12% dans les Sciences Sociales.

Si la préférence au PDF est compréhensible (mise en page, pas pb de format) ce qui est plus étonnant c'est la proportion des références qui ne comportent pas d'URL. Est-ce par choix ? « l'URL me fait ajouter des signes supplémentaires à mon texte », « mieux vaut citer le papier que l'électro », « c'est sur abonnement du coup tous les chercheurs n'auront pas nécessairement accès au texte » ou est-ce vraiment des sources uniquement disponibles hors-ligne ?
Ce qui est rassurant en revanche c'est la proportion de « rapid citation » qui laisse entrevoir l'influence des preprints, du moins pour certaines disciplines ; puis, de manière inattendu, une proportion non négligeable de références « non-english » qui laisse penser à la prégnance des colloques, workshops « locaux » et au « en ligne » qui permet une plus grande diversité de langage.

D'autres remarques sont à effectuer... à vos commentaires.
GG


SPARC Open Access Newsletter en mai

Toujours aussi riche, cette newsletter mensuelle est décidément la “Bible » de l’OA. Voici quelques points retenus de cette livraison du mois de mai (n°121) dans laquelle Peter Suber 

  • annonce l’ouverture avec Robin Peek de l’Open Access Directory (OAD)  dont le but est de rassembler et de permettre la mise à jour collective des informations sur le libre accès. Il se base sur du matériel de veille et des listes d’informations factuelles rassemblés par Peter Suber depuis plusieurs années.
  • liste un (grand) nombre de questions à résoudre à propos du libre-accès (à propos de l’accès, les modèles économiques des revues et des ouvrages, les logiciels, les attitudes et pratiques des chercheurs, les universités, les agences de financement). Cette liste est déposée parmi d’autres (et notamment une liste des recherches en cours) sur l’OAD.
  • liste les récentes politiques d’obligation de dépôt en libre accès adoptées par des institutions
  • reprend l’annonce du lancement du programme de labellisation des journaux en libre accès (« Seal for Open Access journals program ») par SPARC Europe et le DOAJ
  • et celle de la parution en avril dernier du livre blanc par SPARC et The Science Commons : “Open doors and open minds:  What faculty authors can do to ensure open access to their work ».
  • liste quelques récentes décisions prises par des éditeurs scientifiques qui indiquent que ceux-ci  sont en train d’intégrer une autre manière de voir et de gérer la propriété intellectuelle des articles scientifiques  (Rockefeller University Press, BioOne, Taylor & Francis). 
  • montre que le projet SCOAP3  continue sa progression.
  • donne des informations sur de nouvelles archives (comme Hprints,  the Nordic arts and humanities e-print archive, hébergée sur HAL, et qui a été officiellement ouverte en avril dernier).

AM

Pleins textes à gogo

[brouillon de samedi matin... ] Ce matin à la lecture d'un article du nouvel obs intitulé "triche à gogo chez les étudiants" (obs N°2249, p108 ... ici pendant quelques temps) dans lequel les étudiants, les enseignants et l'université sont malmenés : les étudiants parce qu'ils pompent à gogo ( "80% des lycéens et des étudiants ont recours au plagiat"), les enseignants parce qu'ils n'ont pas renouvelés leurs modes d'enseignement et d'évaluation ("le cours académique face à des étudiants passif reste la règle comme au Moyen-Age") et les universités parce qu'elles ne mettent pas grand chose en place pour endiguer ce phénomène contrairement au US et à l'UE ( "en France la mobilisation reste lente et laborieuse..."). Bref tout l'article nous exhorte à ne plus jouer les autruches, à utiliser des plateformes comme Compilatio et à changer radicalement nos modes d'évaluation des connaissances sans quoi les amphis continueront à se vider et la triche à prospérer... avec cet extrait de dialogue d'un étudiant pour point final "Mais pourquoi on continuerait à venir, nos profs, ils sont moins bons que Google". L'encart en dessous de cet article enfonce le clou avec la valeurs des diplômes : "Fac : le laisser-aller des diplômes" (Michel Lussault VP de la CPU "si nous n'arrivons pas à sortir très vite de ce trou noir, nos diplômes ne seront plus crédibles !").

Enseignant à la fac, ma première réaction fut "n'importe quoi ces journalistes, faut toujours qu'ils caricaturent la réalité pour être plus percutants". Un peu plus tard ma seconde réaction fut "c'est pas faut ce qu'elle raconte la journaliste, depuis 5 ans (déjà !) j'ai pu observer un certain nombre de faits autour de moi qui corroborent ses propos". Puis encore plus tard j'ai accroché ce thème avec celui qui me trottait dans la tête depuis la veille à la lecture du post de Nicolas et du bout de discussion à ce sujet avec mon collègue MR : les faibles dépôts dans les AO institutionnelles...  après une petite digression vous comprendrez le rapport ;-)

Pas encore lu les textes de Hitchcock et Salo... mais quelques remarques en passant sur ce que relève Nicolas de ces textes
- pas certain que l'auto-archivage ne confère aucun prestige, il faudrait ici distinguer les disciplines, les aires linguistiques, le modes d'évaluation en vigueur dans les institutions, les instances d'évaluation, etc... sans évoquer tout ce qui peut et se mettra en place en terme d'évaluation de la Recherche (Citebase/Opcite, IRRA, .... d'autres indicateurs d'évaluation ou d'autres modes de calculs ...pas le temps de développer ici ... dans un autre billet peut-être)

- Le mandat obligatoire pourrait produire essentiellement l'insertion de ref biblio dans les plateformes... les institutions (notamment universitaires) devraient se préoccuper du plein texte et ce pour plusieurs raisons (non exhaustif):
    - mémoire scientifique (aspects patrimoniaux)
    - prestige de l'institution (aspects de communication)
    - diffusion publique de la recherche publique (notamment auprès des étudiants) (aspects citoyens, aspects financiers)
    - Proposer des nouveaux modes de circulation et de percolation des savoirs (modèles socio-cognitifs -> effet sur la recherche et la création de connaissances) (aspects décompartimentation de la science, data social web mining, ...)
    - Et puis (et là j'arrête la digression ;-)) la création de "copy/paste Killer"

Si le "mashup", l'agencement de sources requière des habiletés, qu'il faut reconnaître ... la juxtaposition de morceaux de textes sans citer leurs sources et sans les contextualiser par un raisonnement (même minimal) est pour le moins une opération douteuse pour un travail estudiantin. Un des moyens pour tenter de sortir de ce phénomène réside peut-être dans la mise en ligne massive des pleins textes... et la création d'outils adhoc (copy/paste killer) capables par exemple de fournir a posteriori l'environnement du document analysé (ce type d'outils pouvant bien entendu servir à beaucoup d'autres choses).

Vos commentaires sont attendus
GG

HAL parle aux systèmes locaux, les systèmes locaux parlent à HAL

Un document du CoST (Comité scientifique et technique du Comité stratégique inter-établissements pour la plate forme nationale d’archives ouvertes) daté du 29 octobre 2007, fait le point sur les principes d'échanges entres les systèmes locaux et HAL. Une belle somme d'informations pour ceux qui souhaitent faire dialoguer la plateforme du CCSD et celle(s) utilisée(s) dans leur institution... mettre en oeuvre l'interopérabilité.
GG

Un pas de plus

vu sur le site de L'ANR :

"L'ANR incite les chercheurs à intégrer leurs publications dans le système d'archives ouvertes
La diffusion des publications scientifiques liées aux projets financés par l'ANR dans les archives ouvertes, en particulier HAL contribue à renforcer la visibilité et l'attractivité de la recherche française. Elle peut aussi aider à simplifier le suivi et l'évaluation en évitant la saisie multiple des informations et en rendant les documents aisément accessibles à tous les chercheurs impliqués dans les différentes étapes de ces processus. Dans le cadre de la préparation de son système d'information, l'ANR demande donc que, dans le respect des règles relatives à la propriété intellectuelle (propriété littéraire et artistique et propriété industrielle), et des règles de confidentialité inhérentes à des recherches, toutes les publications consécutives aux projets financés par elle soient d'ores et déjà intégrées par les chercheurs au système d'archives ouvertes HAL avec lequel elle collaborera. (contact ANR : pierre.glorieux @ agencerecherche.fr)"

Et bien notre ANR semble marcher sur les pas de la RAE (research assessment exercise)  britanique... on se demande si son systeme d'information ne "ressemblera" pas à l'IRRA (http://irra.eprints.org/white/ > Institutional Repositories and Research Assessment ) .... avec 2 modèles différents à la base , moissonnage des archives institutionnelles pour les UK, une centralisation pour les FR.

Si vous ajoutez les recommandations des différents EPST et des universités , doublées des archives qui se montent dans ces organismes ( <Ooops oublié au copier coller> notamment sur HAL) cela devrait favoriser l'accroissement des dépôts pour dépasser ce fameux seuil des 15 à 20 % de la production scientifique mondiale. </Ooops oublié au copier coller>

GG

ArchiveSIC encore une nouveauté !

L'écran de saisie qui renseigne les métadonnées "auteurs/laboratoires" se dote d'une interface évoluée.
Que je trouve plus simple d'utilisation et qui offre de nouvelles fonctionnalités  (notamment retrouver les auteurs d'un labo donné... sans taper leurs noms).

Image_1

Pour passer en mode "interface évoluée" vous devez vous authentifier , passer dans le menu "mon espace" > "mon compte" et utiliser (en face de " Interface auteur/laboratoire") le menu déroulant adhoc.
GG